Comment nous écrivons

informer ou communiquer

Avancer l'information comme pratique première peut être déroutant tant l'information a pris un air désuet depuis l'avènement de la communication (1). 

Informer n'est pas qu'une affaire formelle expédiée par quelques règles de rédaction journalistique (les 5W, etc.). L'information est une affaire culturelle et elle a un rapport étroit avec la transmission de connaissances. Cette dimension est souvent négligée au nom de la nécessaire simplification. L'information doit aussi passer l'épreuve de sa communication à un public ; à condition que celle-ci ne définisse pas celle-là. 

Et cette pratique de l'information nous ouvre la voie, chemin faisant, pour distinguer la comm' de ce que peut être une authentique communication. C'est l'objet d'une autre page sur ce site (à venir).

 

1. Y compris dans les supports où l'information est censée paraître dominante. Lire la tribune de deux journalistes, A. Goguey et M. Diard, parue dans le Monde en mars 2005 : "L'information face à la communication" : "Nous devons nous soumettre aux méthodes douces de la communication. Nous sommes invités en permanence à privilégier les "techniques de persuasion complexes et intimes" directement inspirée des techniques du marketing depuis que l'information est devenue un produit." 

le choix des mots

Le choix des mots est important. Il fait l'objet d'une vigilance créative dans nos travaux. D'abord bien nommer fait partie de notre fonction et aussi : il s'agit de faire barrage à ces novlangues qui colonisent nos esprits, comme le dit Charlotte Herfray.

Les travaux de nombreux auteurs, linguistes, philologues, sémanticiens, et penseurs toute catégorie, hommes et femmes, nous le disent : les mots sont porteurs de culture, d'idéologie, d'une interprétation du réel. L'information n'est donc pas neutre, ne peut se prétendre objective.

Le choix des mots est affaire sérieuse. Les mots portent une saveur et un savoir. Ils ont une histoire, des significations précises. Si un mot a des synonymes, il a peu d'équivalent. 

 

servir les lecteurs

La publication augmente ou complète la relation du lecteur avec l'organisme qui l'édite. C'est donc une mission de grande responsabilité qui est confiée à Rouletaplume : produire des écrits et des publications intéressants pour que cette relation s'en trouve renouvelée, enrichie, vivifiée positivement. Les travaux de Rouletaplume s'adressent d'abord au lectorat et au public de qui emploie ses services, dans une bonne coopération. 

 

des genres et styles variés

Rouletaplume remet au goût du jour un trésor perdu : la belle variété des genres et styles d'écrits pour publication. Oui, il existe un immense éventail d'écritures possibles (et autant d'invitations à lire) dans de nombreux registres. Non, le "3 questions à" et le microtrottoir ne sont pas des incontournables. Il est bon de le savoir et c'est mieux encore d'en faire profiter ses lecteurs. 

Cette variété permet d'enrichir les modes d'expression et de préciser l'intention de l'auteur au lecteur. 

hommage à nos pairs

Des journalistes n'ont pas renoncé à une pratique honnête de l'information : ce qui n'empêche pas de commettre des erreurs mais en réduit la part considérablement. Ce choix est souvent récompensé par la confiance et l'estime des lecteurs. Et, le métier aidant, les écrits sont incomparables. Nous sommes reconnaissants de compter parmi ceux d'entre eux qui ont bien voulu transmettre leur amour du métier. 

 

au bonheur des lecteurs

Il n'est pas courant qu'un organisme reçoivent des réactions enthousiastes de membres nombreux affirmant avoir "lu de la permière à la dernière ligne les Actes d'un Séminaire", de redécouvrir d'un autre oeil l'activité qu'il mène depuis des années, d'y lire ce qui leur avait échappé, et ri à quelques entrées en matière bien troussées.

Cette rareté et l'étonnement à entendre ces commentaires fait signe que, la tête dans le guidon, les organisations ne prennent pas toujours le soin d'intéresser des publics à leurs actions routinières. Ils ne peuvent être au four et au moulin. Au lieu de se précipiter à communiquer, ce qui consiste souvent à emballer ou faire du bruit autour, informer des publics, sans tambour ni trompette, constitue à nos yeux la meilleure des valorisations.