l'éducation populaire, c'est maintenant

Les mouvements d'éducation populaire ont interrogé des partis candidats à la présidentielle, parmi ceux situés à gauche. C'était en janvier 2012 à l'Assemblée nationale. Un article pour le Cercle de l'éducation populaire. 

 

Janvier 2012. En pleine campagne. Celle des présidentielles et des législatives. Le Cercle de l'éducation populaire invite les représentants de 3 partis de gauche (PS, EELV, le Front de gauche) à répondre aux questions, demandes et exhortations des citoyens agissant pour l'éducation populaire. C'était salle Victor Hugo, à l'Assemblée nationale le mardi 30 janvier 2012. Rouletaplume a réalisé le compte-rendu ; deux, même ! Un papier journalistique, un compte-rendu. A télécharger sur le site du Cercle ici

 

AUX ACTEURS DE L’EDUCATION POPULAIRE, DES CANDIDATS DE GAUCHE REPONDENT

PARIS - Assemblée nationale - 31 janvier 2012  

 

 

C’est un événement qui n’aura manqué ni de panache ni de symbole. Oubliée des débats de l’élection présidentielle, l’Education populaire s’y est introduite par la grande porte. Le 31 janvier 2012, le Cercle a invité des candidats de gauche à répondre de leurs propositions au puissant désir d’éducation populaire qui anime les associations, mouvements et syndicats sur le thème : « Promouvoir une politique de jeunesse et d’éducation populaire : un enjeu citoyen pour demain ». Alors que le sort de l’éducation populaire est longtemps restée entre les mains du gouvernement, ce sont les murs de l’Assemblée nationale qui ont accueilli ce débat sous l’égide de quatre parlementaires, ardents promoteurs de l’éducation populaire : Marie-George Buffet, Marie-Christine Blandin, Annick Girardin et Patrick Ménard. [1]

 

L’éducation populaire aujourd’hui : comment ça va mal ?

Pour la Présidente du Cercle de l’éducation populaire, Marielle Stinès-Belleville, il y a nécessité et urgence d’inscrire l’éducation populaire dans les débats des élections présidentielles. Et l’absence constatée est significative de l’état dans lequel se trouve la démocratie aujourd’hui. Ce débat public répondait donc à une forte attente tant la parole a manqué  aux élus, aux associations et aux mouvements subissant la dissolution méthodique des services de l’Etat chargés de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie Associative. « On sait le désastre que peut provoquer le désengagement des pouvoirs publics dans le secteur de la jeunesse et de l’éducation populaire », dit Annick Girardin. Pour Marie-George Buffet, l’éducation populaire se conçoit comme « chemin tout au long de la vie, pour apprendre, maîtriser des enjeux de sa propre destinée et ceux du monde. C’est le moyen de rendre le pouvoir au peuple, un peuple acteur des décisions qui le concernent. ». Les parlementaires, parrains de cette soirée, ont rappelé à l’unisson que l’éducation populaire permet d’instituer le citoyen, lui donne les moyens de connaître et d’apprendre tout au long de la vie, de maîtriser les enjeux de sa destinée et ceux de son pays de faire société. Sans éducation populaire, il n’est pas de démocratie possible.

Le contexte social et politique n’est pas réjouissant, comme l’a rappelé Marie-Christine Blandin. Si l’éducation populaire part de l’individuel vers l’intelligence collective, « dans cette société, au contraire, tout va toujours au plus individuel ». Cette individualisation se caractérise par « fragilisation culturelle, profonde, répandue » de la démocratie dans cette société où se développe la marchandisation, l’ignorance et l’insignifiance. En juillet 2008, le Président Sarkozy déclarait : « Je crois en l’éducation populaire. Avec Bernard Laporte, nous ferons tout pour aider l’éducation populaire ». Ce message contenait déjà un malentendu. Il s’agit moins de croire en l’éducation populaire que de la pratiquer, moins d’aider un secteur que d’instituer l’éducation populaire comme composante essentielle de l’éducation politique des citoyens : ainsi que l’a attesté le public dans ses interventions.

Issu des mondes associatif et syndical, les participants ne se sont pas contentés d’interroger le détail des programmes des trois partis de gauche représentés : Danielle Simonnet pour le Front de Gauche, Marie-Christine Blandin pour Europe Ecologie Les Verts, Vincent Peillon pour le Parti Socialiste. Leurs interventions ont exigé des réponses de la tribune à la hauteur de leurs engagements, appelé à de véritables politiques pour la Jeunesse, la Vie associative et l’Education populaire et proposé que le mouvement associatif et syndicale soit co-auteur de ces politiques. Ils s’affirmaient ainsi comme citoyens, sujets politiques et non plus objets, des politiques publiques. Alors : quelle éducation populaire projeter et comment l’instituer ensemble ?

Alors que les observations, Un rapport parlementaire a étonnamment conclu une augmentation du budget de l’éducation populaire durant ces quatre dernières années. « Un tour de passe-passe », juge Marie-Christine BLANDIN qui a énuméré l’ampleur des baisses de financement de l’Etat pour les associations (-25%), pour la protection des jeunes (-36%) ou celles du fonds d’expérimentation de la jeunesse (-40%). Un inspecteur Jeunesse et Sport, membre du syndicat majoritaire SEJS-UNSA, déploie une liste, longue et non exhaustive, des restrictions frappant l’administration d’Etat chargée d’instruire l’éducation populaire. En 4 années,  par l’effet de la RGPP, un tiers des CREPS ont été dissous (8 sur 24). Signe parlant : le terme « éducation » ne fait plus partie de l’acronyme des CREPS qui désormais  s’épèlent ainsi : Centres de Ressources, d’Expertises et de Performances Sportives : « des usines à médailles », disent, amers, des conseillers d’éducation populaire dont un bon nombre ont été sortis des CREPS. Dans ce ministère étrangement appelé de la Cohésion sociale, un véritable jeu du Bonneteau a fait disparaître des dispositifs, des postes et des crédits en douce, et relégué des agents d’Etat à l’impuissance. L’état des lieux de l’éducation populaire donne l’aspect d’un chantier. Mais un chantier de démolition peut, à un stade avancé, devenir le lieu d’une reconstruction : la volonté de refonder était au centre du débat ce 31 janvier.

 

 

 

De l’instrumentalisation à la marchandisation des associations, et comment en sortir  

Avec les syndicats et les partis politiques, le mouvement associatif forme le troisième espace d’éducation populaire, autrement dit : un lieu de construction politique. En pleine progression ces dernières décennies[2], le monde associatif a paradoxalement fait l’objet d’attaques progressives, directes ou indirectes, notamment par les modes de financements publics. «  Il y en a marre. On passe notre temps à aller négocier pour sauver ce qu’il reste du militantisme et de l’éducation populaire. Nous sommes attaqués de toute part : la souveraineté de nos associations est remise en cause », explose le Président de la confédération des MJC de France, parmi de nombreuses interventions qui témoignent de cette indignation.

L’ancienne ministre Marie-George Buffet rappelle trois paliers de ce bouleversement : l’Etat s’est d’abord défait de ses missions publiques en les confiant aux associations, puis il les mises au pas en remplaçant les subventions par les appels d’offre, et, enfin, l’Etat a fini par supprimer les budgets et les missions correspondantes. En même temps, des lois et des réformes (LOLF, RGPP, Réate) ont méthodiquement transformé les missions, les organisations et les finalités des pouvoirs publics et, par voie de conséquence, celles des associations devenues prestataires, opérateurs économiques, concurrentes entre elles. C’est la possibilité même du mouvement ascendant (des initiatives citoyennes transformées en politiques publiques), qui est renversée.

La France dispose de l’interprétation la plus radicale de la directive européenne en ayant instauré la concurrence libre et non faussée aux marchés publics quels qu’en soit l’objet : éducation, santé, formation, culture, etc. Aucun secteur d’activité n’échappe au principe de concurrence libre et non faussée. Comme un seul homme, l’Etat et les collectivités remplacent les subventions par des appels d’offres comme mode de financement des activités associatives. SI les associations ne disposent plus de financement pour leurs propres projets et leur économie devient instable ou fortement réduite, elles deviennent aussi des prestataires dépendant de la puissance publique et, à ce titre, concurrentes entre elles au détriment d’une alliance entre associations renversant cette logique qui les dessert. Yves ATTOU, président du comité pour les apprentissages tout au long de la vie, y voit le combat le plus important à mener aujourd’hui : sans quoi, « ce sont les grosses structures, dotées de services juridiques dédiés à la réponse aux appels d’offre qui sont avantagées » et la disparition des Missions locales, de centres sociaux, etc. qui sont à redouter.

Députée européenne et Présidente de l’intergroupe Services publics, Françoise CASTEX tente de faire évoluer le cadre européen avec les représentants d’autres Etats européens mais elle ne cache pas que l’issue sera longue. L’eurodéputée tente de faire reconnaître les services sociaux comme dérogatoires à la concurrence afin que les Etats et les élus puissent avoir la liberté et un large pouvoir décisionnaire pour subventionner et contractualiser avec les associations sans risque. Au niveau national, l’eurodéputée appelle à légiférer afin de sortir de ce « tout concurrentiel », les secteurs d’activité qui relèvent de l’intérêt général, et pour protéger les collectivités et les élus qui en prendraient l’initiative. Par une loi cadre de l’Economie Sociale et Solidaire, le Front de Gauche se propose de sécuriser ces activités non commerciales et celles d’intérêt général. Marie-Christine Blandin encourage les élus à désobéir et prendre les risques de la subvention et de la contractualisation. L’ancienne présidente de la Région Nord-Pas de Calais avait instauré des clauses d’insertion dans les marchés publics. Cette audace lui avait valu des procès qui, gagnés, firent jurisprudence : désormais, les clauses d’insertion sont généralisées. Comme dit l’adage : l’usage précède le droit.

Si les marchés publics imposent une logique administrative et sélective, s’ils favorisent le « moins-disant » que peuvent offrir de grands organismes à but lucratif ou non, s’ils installent le secteur associatif dans une sous-traitance généralisée, le pouvoir des élus se trouve aussi renforcé, au détriment de celui du citoyen non élu. « Si on veut de la démocratie participative, les élus doivent apprendre à lâcher prise ! », conseille Marie-Christine Blandin. Danielle Simonnet (FDG) en appelle à ce que les conditions soient réunies pour l’existence d’un véritable contrepouvoir énonçant les intérêts contradictoires qui traversent la société. Le retour au financement du fonctionnement associatif semble être le seul capable d’assurer une liberté d’expression moins contrainte par la crainte de représailles financières. Le Front de gauche propose la création d’un Observatoire national des libertés associatives. Et c’est bien par le dialogue entre élus et associations que nombre de participants perçoivent l’échappée belle loin de ce carcan du Tout-marchandise.

 

Vers une politique pour la Jeunesse

Là où l’éducation populaire manque, le désert croît. Et les effets de cette déshérence sont encore plus dévastateurs pour la jeunesse en mal d’éducation populaire, comme en témoignent les participants au débat. De Hénin-Beaumont, commune ouvrière du Pas de Calais, cet animateur associatif témoigne : « Il n’y a plus d’animateurs d’éducation populaire après 17 heures. Alors les militants du Front national prennent le relais. » Un animateur du collectif AC le feu ! relie l’absence d’éducation populaire à la forte absentention aux élections dans les quartiers populaires : « Depuis les révoltes de 2005, les quartiers populaires ne sont plus une priorité des politiques publiques ». En ZEP, une Conseillère Principale d’Education remarque les effets des baisses des moyens humains, matériels et financiers dans les établissements scolaires qui condamnent définitivement les efforts soutenus pour faire entrer des actions d’éducation populaire dans les écoles. Ni l’éducation nationale ni l’éducation populaire n’ont eu les faveurs du quinquennat qui s’achève. Si l’ardeur des militants subsiste, elle ne peut suffire sans une politique pour la Jeunesse.

La politique se détournant des jeunes, les jeunes ne manquent pas de se détourner de la politique. Considérés comme simples objets de dispositifs et non comme des citoyens agissants, l’ensemble des acteurs est bien conscient de cette situation douloureuse et explosive. L’ANACEJ a lancé un appel pour un « Big bang des politiques jeunesse »[3] réunissant 50 organismes pour « rompre avec 30 années de politiques jeunesse qui vont dans le mur ».

Des 230 millions d’euros du budget de la Jeunesse et de la vie associative, 140 millions d’euros (60%) financent 25 000 jeunes en service civique. « Cela équivaut à moins d’un euro par mois pour tous les autres jeunes », calcule Annick Girardin. Ce dispositif cultive l’injustice entre les jeunes et l’ambivalence entre emploi et action civique, travailleur et citoyen, et, par son imprécision, le dispositif laisse une grande marge de manœuvre aux organismes accueillant les jeunes : on peut y trouver le meilleur comme le pire. Des organismes disent déployer un parcours citoyen où les jeunes peuvent rencontrer l’éducation populaire. « L’éducation, c’est avant tout de la co-éducation avec les parents, l’école et l’éducation populaire », selon Corinne Bord de la Fédération Léo Lagrange. Si le Parti socialiste souhaite prendre en compte les critiques portées au Service civique et abandonner le projet d’un Service civique obligatoire, il a l’intention d’accompagner la montée du service civique, c’est-à-dire le nombre de jeunes et les fonds alloués.

Comme le rappelle Yves Guerre, de l’Arc-en-ciel théâtre, « l’éducation populaire n’est pas mariée avec la jeunesse. Les deux ont été indûment mariées à une époque, il est temps que le divorce se consomme ». Jean Bourrieau élargit : « L’éducation populaire est partout : ne l’enfermons pas dans des politiques jeunesse. N’oublions pas que l’éducation populaire a commencé dans les usines, dans les grèves ouvrières et le logement. L’éducation populaire peut faire partie d’un grand ministère de l’éducation, à condition qu’il y ait une réforme en profondeur du système éducatif français ». Le parti EELV propose la création d’une Conférence nationale permanente de la jeunesse. Et de préciser que l’éducation populaire « commence dès la jeunesse et continue tout au long de  la vie ». 

 

Un ministère pour instituer l’éducation populaire, une méthode pour la démocratie

Le système scolaire ne constitue pas le système éducatif à lui tout seul, précise Roger Merlin des FRANCAS. Pour instituer l’éducation populaire, quels moyens mettre en œuvre ? Parmi ses 23 pistes de réflexion[4], le Syndicat de l’Education populaire (SEP-UNSA) propose de centraliser les politiques de jeunesse et d’éducation populaire en créant un grand ministère de l’Education intégrant l’Education nationale et l’Education populaire ; un projet auquel le syndicat FSU abonde en ajoutant une loi d’orientation et de programmation spécifique pour l’Education populaire. Rappelant les contributions historiques des mouvements d’éducation populaire lors des grandes réformes éducatives, Vincent Peillon, chargé du projet éducatif socialiste, souhaite installer une logique de coproduction pour « remplir ensemble les contenus précis de ce que serait cette réforme globale » de l’éducation. Le Front de gauche prévoit, quant à lui, la création d’un Ministère de l’Education populaire et des libertés associatives, piliers  nécessaires à la démocratie avec les partis politiques et les syndicats. Pour sa secrétaire générale, ce ministère éviterait l’impuissance de l’interministérielle (sans budget ni administration dédiés) et, dépassant le cadre des activités pour la jeunesse, instituerait une éducation politique tout au long de la vie, conformément au projet de 1944.

« Avant de songer à revendiquer un ministère, ne s’agit-il pas de penser d’abord le rôle et le fonctionnement de l’Etat ? », indique cette représentante du FSGT. « J’ai envie que l’on co-construise les politiques, à tous les niveaux et à tous les échelons. Créer un ministère interroge d’abord le rôle de l’Etat et son rapport avec les citoyens. » Fidèle au principe de Condorcet, il ne peut y avoir de citoyens éclairés quand la société s’organise sur la séparation entre ceux qui pensent et décident et ceux qui obéissent. C’est pourtant ce déficit démocratique qui s’est lourdement installé dans la décision publique. Nombre d’interventions débutent par ce constat et proposent d’en sortir.

L’éducation populaire impose une mise en débat de la chose publique, c’est un creuset pour poser des questions politiques. « Les citoyens ne veulent pas seulement être les acteurs de leur vie, ils veulent en être les auteurs ! En démocratie, le peuple est souverain, c’est un peuple qui décide, un peuple qui dispose des moyens de comprendre et de transformer le monde », tonne Yves Guerre du collectif Récit. « Dans notre pays, il est nécessaire d’installer une exigence démocratique. Seule l’éducation populaire peut répondre de cette exigence. » Il faut mettre l’implication citoyenne au cœur de nos politiques, répond Danielle Simonnet, « si on veut une rupture radicale avec une oligarchie responsable de dérives autoritaires, cette minorité qui concentre pouvoirs et richesses ». La secrétaire générale confirme l’intention de provoquer une « Assemblée constituante » si le candidat du Front de Gauche est élu à la Présidence de la République.

L’assemblé s’accorde en la nécessité d’une politique nationale de l’éducation populaire ambitieuse, reléguant aux mauvais souvenirs la situation actuelle, notamment en associant le mouvement associatif à sa définition. Qu’elle soit dotée d’un ministère propre ou une composant d’un grand ministère de l’Education, l’éducation populaire a besoin de services d’Etat déconcentrés et d’un rôle de l’Etat garant des politiques d’éducation populaire dans les territoires. Mais aussi, la création de cette politique doit être cohérente avec le projet de société. Elle doit associer le mouvement associatif à sa définition et instaurer mieux une société du temps libre qui reste le temps de l’éducation populaire, le don du bénévolat, un temps pour apprendre, c’est-à-dire : à la fois transmettre et comprendre. Caricaturé comme temps de oisiveté dans une société prônant la valeur « travail », le temps libre a fait l’objet d’attaques permanentes contre le départ à la retraite à 60 ans ou la durée légale du travail à 35 heures hebdomadaires. Comme le rappelle Corinne Bord, Vice-présidente de la Fédération Léo Lagrange, le temps libre est le lieu de la transmission privilégiée de l’éducation populaire. Au moment du passage aux 35 heures, la Gauche a peut-être raté le coche, dit cette participante, en ne déployant pas les moyens nécessaires pour que l’éducation populaire prenne toute sa place dans ce temps libéré.  

 

Arnaud JACQUART - Rouletaplume

 



[1] Marie-George Buffet est députée PC de Seine Saint-Denis, Marie-Christine Blandin est sénatrice EELV du Nord, Annick Girardin est députée PRG de Saint-Pierre-et-Miquelon, et Michel Ménard est député PS de Loire-Atlantique.

[2] Un critère parmi d’autres : en 2010, l’emploi associatif représentait 1,8 millions de salariés, soit un nombre égal aux fonctionnaires publics territoriaux en France.

[4] Cf. « 23 pistes pour la transformation sociale et le renouveau démocratique » : http://sep.unsa-education.org/images/stories/2012/23_pistes_renouveau_democratique.pdf