Rouletaplume entre en résidence de journaliste

informer aujourd’hui

 

Ca y est, c'est fait. Rouletaplume est officiellement "journaliste en résidence".

En 2016, le Ministère de la Culture et de la Communication offre aux médias de proximité les moyens de développer leur offre éditoriale et aux citoyens, jeunes et moins jeunes, de s’y repérer en matière d’information. Par la résidence de journalistes professionnels.

 

De novembre 2016 à mars 2017, Arnaud Jacquart (de Rouletaplume) accompagne un groupe plutôt jeune, réuni par l’association ACEDC, et familier de l’écriture et de la réalisation vidéo. L’équipe de la radio BRAM FM rejoint l’action. L’objectif : emmener l’expression vers l’information. Mais qu’est-ce que l’information ? Bonne question, qui peut mener loin.

 

Et ce n'est pas simple. L'information, qu'est-ce que c'est ? Où la trouver ? Dans les JT, les pure players, les sites tordant les faits dans tous les sens, ou quoi d'autre ? La notion est devenue fort confuse pour une grande partie des concitoyens. On parle d'objectivité, de faits bruts, de chiffres, de neutralité : une jolie plante vertueuse qui n'attire pas les papillons.

 

Peut-on laisser des journalistes jouer avec les allumettes ?

Cette résidence rappelle que l'information n'est pas la chasse gardée des médias professionnels. Même si le journalisme citoyen a montré ses limites, toute personne en situation de publier, un journal associatif ou sur un site, oit à peu près tout le monde, si elle n'est pas tenue aux règles déontologiques, gagne à savoir informer ses publics. Mais comment sans avoir de modèle de référence, de définition ou de méthode ?

 

Dans les rédactions des médias dotés, l'organisation du travail est tendue par un personnel réduit, par des moyens retirés et par des normes qui forcent à l'automatisation d'un travail qui s'en passerait bien. Le passage au numérique a accentué les dérives déjà constatées de l'urgence, de l'audience et de la sujétion des rédactions. Résultat : des journalistes de médias tentent de suivre l'actualité, en temps réel, et cela les emmène à réagir aux faits plutôt que les analyser, les vérifier et les relier. Bref, il s'agit de commenter une information déjà là, reprise en boucle, et à la relayer.

 

Cette reculade agit sur l'audience. Un journal acheté ou visité sur le web n'est pas lu et ne dit rien de l'information proposée. Cette question de la relation entre médias et citoyens est abordée par la brochure "Les Français, les médias, les journalistes : la confiance saigne...", par Bertrand Verfaillie, journaliste indépendant, où l'on découvre les initiatives qui remettent l'ouvrage sur le métier (Bastamag, etc.), notions importantes.

 

Un ministère qui encourage la vigilance

Le Ministère de la Culture initie depuis 2015 des gestes de soutien en faveur des "médias de proximité". Un ministère inquiet des dérives et des délires de sites qui prennent l'apparence d'organe de presse, et qui n'en sont pas, et anxieux de l'audience qu'ils peuvent capter auprès des publics désinformés. En réalisant des sujets et des articles, sous de multiples supports, le groupe va s'initier aux méthodes d'information, créer un média, et assurer sa promotion. Et aussi devenir des citoyens informés, et au discernement affûté.

 

 

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Rouletaplume accompagne des groupes à l’émergence (ou la ranimation de médias) et la formation aux pratiques d’information. Journal de quartier, presse professionnelle, magazines de collectivités ou magazines associatifs, Rouletaplume motive les équipes au développement éditorial, dépasse les contraintes budgétaires, forme aux métiers de la presse et de l’info. => notre page Médias